La pleine conscience : Qu’est-ce que c’est ?


Nice - La pleine conscience vs Hypnose

Dans la vie de tous les jours, outre les moments où nous nous émerveillons devant un tableau, la nature , en écoutant de la musique, ou bien encore lorsque nous sommes absorbés dans un film , nous pensons, analysons, interprétons ou même ruminons.


Sauf pour les nouveaux nés qui « vivent dans un sentiment océanique et sans limite», penser est normal pour un être humain. Même lorsque nous méditons, des pensées traversent notre esprit.

Méditer ne signifie pas se couper de tout acte mental, mais accepter et prendre conscience de ce qui se passe ici et maintenant. Il s’agit d’accueillir ce qui est, que ce soit des émotions, des douleurs ou des pensées.


La pleine conscience fait partie intégrante de l'hypnothérapie à Nice que je propose. Vous allez comprendre pourquoi !


Émotions, douleurs et pensées : Ce qu’elles ont en commun

Quand nous sommes focalisés sur une douleur, une émotion ou lorsque nous sommes pris dans nos pensées, nous avons tendance à fusionner avec elles. Nous sommes ainsi dissociés de l’instant présent, déconnectés de ce qui se passe autour de nous.


En un sens, nous sommes déjà en état d’hypnose : tout ce qui se passe autour s’efface, le champ de vision se rétrécit, la perception de l’environnement sonore se referme… Nous ne sommes plus présents au monde mais refermés sur nous-mêmes. Nous ne vivons plus les choses de façon objective, mais pris dans une subjectivité produisant, d’elle-même, ses propres limites.


Le conscient… Un espace très limité !

Le conscient, que l’on pourrait également nommer mémoire de travail, peut gérer, "switcher" entre 5 et 7 items. 9 si on est vraiment intéressé par un sujet et beaucoup moins si on est assoupi, focalisé sur quelque chose ou… ivre ! Quand on est saoul, la mémoire de travail ne peut parfois se focaliser que sur une seule chose : mettre un pas devant l’autre !


Quand on pense, qu’on est focalisé sur une émotion ou une douleur, comme expliqué précédemment, nous « saturons notre conscience ». Cette focalisation occupe tout l’espace mental, elle transforme un caillou dans la chaussure en une montagne infranchissable. Et nous souffrons…


Et pourtant on est inconscient de cette activité dite « consciente » ! C’est paradoxal, non !?


En pleine conscience, on apprend à « devenir conscient du fonctionnement conscient ».


L’inconscient et les sens

L’inconscient (autrement appelé subconscient ou encore automatismes), correspond à tout ce qui se passe en dehors de la conscience. Que ce soit la respiration, la régulation de la température, les émotions, les habitudes, nos conditionnements ou même encore, et à un autre niveau, les croyances et les valeurs, tout ce qui n’est pas « pris dans le champ de la conscience », dans la mémoire de travail, reste par définition inconscient !


Par exemple, nos sens recueillent (c’est une estimation) 2 milliards d’informations par seconde. Et je le rappelle, le mental seulement 5 à 7 !


En fait nous n’avons pas que 5 sens (la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût ) mais 9. L'équilibrioception, correspond à notre sens de l’équilibre. La thermoception, à la perception de la température. La proprioception correspond à la perception des différentes parties de notre corps et la nociception à la perception de la douleur.


Chacun de ses sens recueille des tonnes de données à la seconde. Par exemple, la peau n’a pas sur toutes les zones du corps la même température : à certains endroits la peau est à nue et à d’autres plus ou moins couverte ou en contact avec telle ou telle chose. Bref, ça en fait des informations pour chaque sens !


Origines de la pleine conscience et utilité pour la gestion des émotions, du stress et des troubles anxieux

La pleine conscience, issue du bouddhisme, est désormais utilisée en psychologie, en psychiatrie ou encore pour les soins douloureux.


Le bouddhisme appelle le mental « singe de l’esprit ». Il est comme un singe qui saute de branche en branche, de pensée en pensée sans jamais s’arrêter. Chaque forme pensée est une information, une sorte d’incarnation, de mise en forme par le mental. Se réincarner, c’est donc donner chair à la pensée. Sortir du cycle des réincarnations peut même être considéré, ainsi, comme sortir du cycle des pensées.


Nous ne pouvons pas vraiment arrêter de penser mais nous pouvons prendre conscience et accueillir ce qui se passe dans notre esprit. Il s’agit de revenir à un état où les différences s’estompent, l’état océanique dans lequel baignent les nouveaux nés, fait principalement de perceptions sensorielles plutôt que d’activité mentale. C’est là se situe notre état d’être par défaut !


Le cerveau est un outil merveilleux. Il nous permet d’analyser les choses, de prendre des décisions, de faire des choix… Mais « il nous possède » la plupart du temps. Les interprétations et les jugements sur les situations ou les gens, créent des émotions… et la souffrance ! Pour être plus complet, il faudrait que j’intègre la notion de besoins satisfaits et insatisfaits à tout cela, mais ce sera le thème d’un prochain article !


Se reconnecter à nos sens, les écouter, se tourner vers eux, permet de sortir d’une sur-écoute du mental créant nos émotions (je ne parle pas des émotions dites « biologiques » que nous possédons dès la naissance, mais des « émotions complexes et cognitives » qui régissent nos vies dès lors que la pensée s’instaure). Il s’agit de tourner la lumière de notre conscience (notre mémoire de travail si limitée !) vers tout le reste, d’élargir notre champ de conscience pour que ce que le mental transforme en montagne, redevienne un simple caillou.


Car les émotions, l’anxiété ou le stress sont souvent issus de « simples cailloux » que nus transformons en montagnes !


Ainsi, le stress, l'anxiété, mais aussi le manque de confiance en soi (souvent dû aux pensées et biais cognitifs !) ou les troubles du sommeil peuvent être résolus grâce à la pratique de la pleine conscience.


S’entraîner pour vivre « de plus en plus présent »

La pleine conscience au début, c’est difficile… Le mental est tellement habitué à réagir et à interpréter qu’il revient, encore et encore… et il reviendra toujours car nous ne vivons pas dans un monastère nous éloignant de l’effervescence du monde et fait de relations sociales !


Mais nous pouvons acquérir cette habitude de revenir là où les différences (créent par la pensée) s’estompent. C’est un entraînement. C’est comme apprendre à marcher, faire ses lacets ou écrire. Au début, c’est difficile, nous devons trouver nos repères, développer des automatismes. Une fois que notre mémoire procédurale (celle qui gère nos apprentissages automatiques) aura acquis cette manière de fonctionner, il sera bien plus aisé d’y retourner et d’y rester plus longtemps. Comme un enfant qui apprend à marcher, au début on tombe, puis on se relève… et un jour, on peut courir !


Et pourquoi ce sera plus facile de vivre « en pleine conscience » et « d’accueillir ce qui est » plutôt que de « vivre la plus part du temps dans une bataille nous divisant du réel » et d’une vision objective des choses ?

Parce que le cerveau est fainéant ! Il choisira toujours le moyen de dépenser le moins d’énergie possible ! Penser, angoisser et stresser demandent énormément d’énergie… se reconnecter à nos sens pour diminuer l’activité mentale est naturel, c’est ce que vivent les animaux et… Il faut reconnaître que nous faisons nous aussi parti du monde animal !


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