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Un bon accompagnement, ça se termine un jour !

25 sept.
4 min de lecture
un accompagnement qui rend autonome


Certaines personnes ont des inquiétudes avant de commencer une thérapie parmi lesquelles une revient souvent : « et si je n'arrivais plus à m'en passer ? »

C'est, en quelque sorte, une peur de remplacer un problème par une dépendance. De devenir une de ces personnes qui font des années de thérapie sans jamais vraiment réussir à s'en sortir...


Cette inquiétude est normal et je reçois régulièrement des personnes qui ont fait 10 ans de thérapies... pour peanuts. C'est d'ailleurs le problème avec la psychanalyse. Comme disent les psychanalystes eux-mêmes, "une psychanalyse, ça n'a pas de fin"... Pour moi, l'objectif n'est pas une "fidélisation du client", c'est l'autonomie.


Ce n'est pas toujours facile de trouver "le" bon accompagnement et je le dis d'autant plus facilement que c'est un parti pris assumé : Un accompagnement réussi, pour moi, est un accompagnement qui rend capable de s'en passer. Qui donne la compréhension et les outils nécessaire pour se transformer.


Pourquoi certaines démarches s'éternisent

Ce n'est pas (toujours) par mauvaise intention mais un modèle qui nous fait revenir encore et encore, indéfiniment et sans cap, pose un vrai problème. Quand une personne s'habitue à ce que le mieux-être vienne de l'extérieur (d'une séance, d'un praticien), elle se sent bien après, puis ça s'estompe. Il faut alors y retourner... C'est comme avec un massage : le soulagement est réel mais le bien-être ne reste pas vraiment. Il reste tributaire de la présence d'un autre.


C'est sympa et confortable pour tout le monde... mais à court terme uniquement. Sur le long terme, c'est un échec : la finalité n'est pas que vous n'ayez plus besoin du thérapeute.


Ce que « rendre autonome » veut dire concrètement

Rendre quelqu'un autonome, ce n'est pas le laisser se débrouiller "à faire des ponts" entre les séances en espérant que ça ira miraculeusement mieux un jour. C'est transmettre de quoi et comment faire seul des choses faites en séance.


En pratique, ça peut passer par plusieurs choses...

  • Comprendre ce qui est vécu : On reprend plus facilement la main sur ce qui est compris.

  • Disposer d'outils concrets à réutiliser sans le thérapeute par exemple :

    • l'autohypnose, cette capacité à retrouver seul un état de calme et à agir sur vos automatismes,

    • Des outils de TCC (remédiation cognitives, défusion des pensées, expositions...),

    • Des méthodes pour mieux communiquer communication,

    • ...


Personnellement, j'encourage dès que possible à tester les nouveaux outils vus en séances dans la vie réelle. Ce sera toujours plus efficace que d'attendre la séance suivante !


En psychologie, il y a un nom pour ce qui se construit ainsi : le sentiment d'efficacité personnelle (on peut également parler d'efficience ou de sentiment d'agentivité), étudié notamment par Albert Bandura. Il s'agit d'une conviction de plus en plus forte de se sentir capable d'agir sur notre propre situation. Cette "conviction", elle ne se décrète pas : elle s'installe par l'expérience répétée de réussites concrètes (aussi modestes soient-elles).

Chaque fois qu'on gère seul ce qui débordait, quelque chose se renforce et c'est exactement ce que je cherche à initier.


La question du nombre de séances

C'est là que le parti pris devient très concret, jusque dans le budget thérapie. L'hypnothérapie s'inscrit dans les thérapies brèves : pour la plupart des motifs, quelques séances suffisent, souvent entre trois, cinq voire huit, espacées de trois semaines à un mois.


Pour des situations installées demandent un cadre plus long, je le dis si c'est le cas. D'ailleurs, pour une anxiété ancienne et diffuse par exemple, j'ai construit un programme structuré dans la durée, la Méthode C.A.P.. Mais même là, la logique reste la même : un début, un déroulé, et une fin, avec des compétences qui vous restent après.



En somme...

Il n'y a pas à choisir entre souffrir seul et dépendre de quelqu'un. Il existe une autre voie : être accompagné le temps nécessaire pour apprendre à vous "accompagner vous-même". C'est celle que je vous propose.


Un dernier mot... L'hypnose est un accompagnement du mieux-être, en complément d'un suivi médical et jamais en substitution. Si vous vous interrogez sur ce qui conviendrait à votre situation, le premier échange téléphonique est gratuit.



Cédric Nedellec est hypnothérapeute à Nice (cabinet au 10 rue Cronstadt et téléconsultations) depuis l'ouverture de son premier cabinet en 2017. Formé à la psychologie et à la psychopathologie, praticien en hypnose ericksonienne et thérapies brèves, il pratique une hypnose nourrie des approches et des méthodes TCC. Il est l'auteur de « Mon Guide Pratique des Émotions » et le concepteur de la Méthode C.A.P.


Référence : Bandura A. (1997), Self-Efficacy: The Exercise of Control, sur le sentiment d'efficacité personnelle.


Risque-t-on de devenir dépendant de son hypnothérapeute ? 

Ce n'est pas le but recherché, au contraire. Un accompagnement bien mené vise l'autonomie : comprendre ses mécanismes, apprendre des outils réutilisables seul comme l'autohypnose, et tester ses acquis dans la vie réelle. L'objectif est que vous puissiez vous en passer, pas que vous reveniez indéfiniment.

L'hypnothérapie est une thérapie brève : pour la plupart des motifs, quelques séances suffisent, souvent entre trois et huit, espacées de trois semaines à un mois. Les situations plus installées peuvent relever d'un cadre structuré comme la Méthode C.A.P. ou de la mise en place d'outils concrets.






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