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Pourquoi ce n'est pas possible d'appliquer la même méthode pour tout le monde

il y a 4 heures
3 min de lecture

(cet article aurait aussi pu s'appeler "Pourquoi une approche intégrative plutôt qu'une méthode unique ?")


Partir de la personne pour une thérapie

En gros, on peut dire qu'il existe deux façons d'accompagner:

  1. Maîtriser une méthode et à la faire entrer dans chaque personne qui franchit la porte ;

  2. Partir de la personne, et à choisir parmi plusieurs outils ceux qui peuvent convenir.


Perso, je pratique la seconde. Je vous explique ici pourquoi, et en quoi ça peut vous concerner.


Le problème de la "recette unique"

Une seule méthode, appliquée à tout le monde, ça a un avantage : c'est confortable pour le praticien ! Il connaît son protocole, son script... et il le déroule... Le problème, c'est que les personnes qui viennent le consulter, ne sont pas interchangeables.


Deux personnes qui vont consulter (pour de l'anxiété par exemple) peuvent avoir des fonctionnements radicalement différents, et des causes tout aussi variées.

  • Alors que l'une a besoin de comprendre avant de pouvoir lâcher prise, une autre pourrait se perdre dès qu'on analyse (et changerait bien plus vite par l'expérience directe, en hypnose par exemple).

  • Alors que l'une répondrait superbement à un "travail sur les images intérieures", une autre a besoin de mots, de cadre, de logique... (voir n'a pas du tout d'image qui lui passe par la tête).


Donc, proposer exactement le même protocole, c'est ignorer ce qui fait justement qu'elles sont elles.


Quand une approche ne fonctionne pas sur une personne, en général, ce n'est pas la personne le problème. C'est peut-être juste que ce n'était pas le bon outil pour son fonctionnement.


Les outils que je combine

Concrètement, je puise dans plusieurs approches selon ce qui est le plus adapté à une situation :

  • L'hypnose ericksonienne, pour accéder aux automatismes et travailler au niveau émotionnel.

  • Les thérapies cognitives et comportementales (TCC), pour comprendre et retravailler les schémas, les pensées automatiques, les comportements.

  • La communication non violente (CNV), quand la difficulté touche à la relation, à soi comme aux autres.

  • La programmation neurolinguistique (PNL), bien que non validée scientifiquement, pour certains ancrages et certains changements de perception.

  • La pleine conscience, pour le rapport au moment présent, aux sensations et "défusionner" du mental.

  • Et une bonne dose de psychologie positive, parce qu'on avance rarement en ne regardant que ce qui ne va pas et qu'il faut parfois apprendre au cerveau à se tourner "vers le positif".


Pris seul, indépendamment les un des autres, aucun de ces outils n'est magique (ou uniquement pour une minorité de personnes). L'intérêt vient de leur combinaison, choisie pour la personne, et non appliquée en série.


Ce que les recherches actuelles semblent suggérer

Je ne vais pas prétendre qu'une étude prouve la supériorité de l'intégratif sur tout le reste, ce serait malhonnête et le débat n'est pas vraiment tranché. Mais un résultat solide va dans ce sens.


Parmi tous les facteurs qui prédisent qu'un accompagnement donne de bons résultats, la qualité de la relation (entre la personne et son praticien, ce qu'on appelle l'alliance thérapeutique), ressort de façon récurrente comme l'un des points les plus importants. Des centaines d'études montrent une association robuste entre la qualité de cette "alliance" et l'amélioration obtenue, et ça, quelle que soit la technique employée.


Autrement dit, ce qui aide n'est pas seulement l'outil, c'est aussi le fait de se sentir compris et de travailler avec quelqu'un qui s'ajuste à vous. Une approche qui part de vous plutôt que d'un protocole crée précisément les conditions de cette alliance. C'est une raison de plus de ne pas donner la même recette à tout le monde.


Ce que mon accompagnement peut proposer de différent

En pratique, même si je fais 95% du temps de l'hypnose lors des consultations, une première séance sert aussi à découvrir la personne. À comprendre une situation, une façon de fonctionner, une manière de répondre à l'hypnose... C'est seulement ensuite qu'on précise le parcours, seulement ensuite qu'il peut devenir plus "chirurgical" et que la méthode se construit autour de la personne.


Et quand une situation dépasse ce que je peux proposer, je le dis, et j'oriente vers d'autres possibilités. Choisir le bon outil, c'est aussi savoir reconnaître quand ce n'est pas le mien ou qu'une approche pluridisciplinaire est nécessaire. Je ne suis ni médecin ni psychologue, ni chaman, et mon travail vient toujours en complément d'un suivi médical (jamais en substitution).


Si vous voulez voir comment cette approche s'appliquerait à votre situation, le premier échange téléphonique est gratuit, et c'est fait exactement pour ça.



Cédric Nedellec est hypnothérapeute à Nice (cabinet au 10 rue Cronstadt et téléconsultations) depuis l'ouverture de son premier cabinet en 2017. Formé à la psychologie et à la psychopathologie, praticien en hypnose ericksonienne et thérapies brèves, il pratique une hypnose nourrie des approches et des méthodes TCC. Il est l'auteur de « Mon Guide Pratique des Émotions » et le concepteur de la Méthode C.A.P.



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