
Pourquoi l’hypnose échoue parfois (et ce que ça veut vraiment dire)
Vous avez l’impression que “l’hypnose n’a pas marché sur vous” ou que “vous n’êtes pas hypnotisable” ?
Dans mon cabinet d’hypnose à Nice, je vois souvent des personnes dans ce cas… et, la plupart du temps, ce n’est pas “un échec de votre part”, mais un problème de cadre ou d’outil.
On entend tout et n’importe quoi sur l’hypnose :
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“3 séances maximum, garanti”
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“Je vous enlève définitivement votre problème”
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“Avec moi, ça marche sur tout le monde”
La réalité est plus nuancée : oui, l’hypnose peut être très efficace… et non, elle ne fonctionne pas toujours, ni pour tout, ni pour tout le monde. C’est normal, et ça n’a rien à voir avec le fait d’être “un bon” ou “un mauvais” client.
Sur cette page, je vous explique :
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dans quels cas l’hypnose peut “échouer”,
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pourquoi ce n’est pas forcément un échec de votre part,
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et comment je positionne l’hypnose dans mon propre travail de thérapeute à Nice.
L’hypnose n’est pas une baguette magique
L’hypnose est un outil puissant, mais cela reste un outil :
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elle ne remplace pas la médecine,
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elle ne change pas une vie entière en une heure,
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elle ne peut pas tout régler si le cadre n’est pas adapté.
Dire que l’hypnose échoue parfois, ce n’est pas :
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“le client n’a pas voulu y croire”,
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“vous n’êtes pas hypnotisable”,
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“vous avez raté votre séance”.
C’est plutôt reconnaître honnêtement que :
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parfois, ce n’est pas le bon outil,
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parfois, ce n’est pas le bon moment ou le bon cadre,
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parfois, l’enjeu demande plus qu’une simple série de séances d’hypnose.
Si, par exemple, vous avez consulté pour des troubles du sommeil sans cadre vraiment adapté, vous trouverez ici une présentation plus complète de la manière dont je travaille sur ce thème : Troubles du sommeil & insomnie
Première raison : ce n’est pas le bon outil pour le bon problème
L’hypnose est très adaptée quand il s’agit de :
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modifier des automatismes (réactions, comportements, perceptions),
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travailler sur des associations (une situation = une réaction disproportionnée),
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soutenir un travail émotionnel dans un cadre sécurisé.
Elle est beaucoup moins adaptée, seule, lorsque :
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il y a un trouble psychiatrique sévère non suivi (dépression sévère, trouble bipolaire, psychose…),
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il existe des pathologies médicales qui nécessitent d’abord une prise en charge par un médecin,
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le contexte de vie actuel est gravement insécurisant (violence, situation toxique non stabilisée, etc.).
Dans ces cas-là, l’hypnose peut être un complément, mais sûrement pas la pièce centrale.
C’est aussi pour cela que je vous invite systématiquement à rester en lien avec votre médecin et que je ne me substitue jamais à un avis médical.
Deuxième raison : le cadre est trop superficiel ou trop court
Vous avez peut-être déjà vécu une expérience de ce type :
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une séance unique, sans vrai échange,
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des suggestions “standard” qui pourraient convenir à n’importe qui,
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aucun suivi, aucun ajustement.
Résultat :
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parfois, il y a un mieux-être… quelques jours,
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puis les anciens schémas reviennent exactement comme avant.
L’hypnose, pour être efficace, demande :
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un objectif clair,
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un minimum de compréhension de votre fonctionnement,
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un suivi : ajuster, réorienter si besoin, consolider.
Une séance spectaculaire ne vaut pas un travail un peu plus structuré, adapté à votre réalité.
Troisième raison : la relation thérapeutique ne fonctionne pas
L’hypnose repose sur :
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la confiance,
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le sentiment de sécurité,
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la possibilité de se laisser guider sans se sentir envahi.
Si vous ne vous sentez pas bien avec la personne :
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vous avez du mal à lâcher prise,
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vous restez en hyper-contrôle,
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vous ne dites pas vraiment ce que vous ressentez.
Dans ces conditions, même le meilleur protocole peut “échouer”.
Vous avez le droit de :
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ne pas vous sentir à l’aise avec un thérapeute,
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changer de praticien si quelque chose ne passe pas,
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dire “non” si un cadre ne vous convient pas.
Ce n’est pas un échec, c’est un ajustement nécessaire.
Quatrième raison : des attentes irréalistes ou passives
Un autre motif fréquent d’échec, c’est ce qu’on vous a vendu (ou ce que vous espériez) :
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“Vous n’aurez rien à faire, je m’occupe de tout.”
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“En quelques séances, vous ne ressentirez plus jamais ça.”
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“Après ça, votre problème disparaît définitivement.”
En réalité :
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l’hypnose peut accélérer certains changements,
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mais elle ne supprime pas la nécessité de poser des actions,
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elle ne peut pas vous dispenser de retravailler votre manière de vivre, de penser, de vous organiser.
Si vous vous attendez à un “coup de baguette magique” sans implication de votre part, il y a un risque élevé de déception.
Cinquième raison : l’hypnose seule ne suffit pas
Certaines problématiques sont complexes :
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anxiété généralisée présente depuis des années,
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troubles anxieux avec ruminations, hyper-contrôle, évitements multiples,
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schémas relationnels répétitifs et douloureux,
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traumatismes anciens qui impactent fortement le quotidien.
Dans ces cas-là, l’hypnose seule, même bien conduite, peut :
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apporter un soulagement partiel,
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créer des déclics,
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mais rester insuffisante pour transformer durablement les schémas de fond.
C’est précisément ce constat qui m’a amené à développer la Méthode C.A.P. :
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un cadre de 3 à 6 mois,
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qui ne se limite pas à l’hypnose,
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et qui travaille à la fois sur :
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les pensées (Clarté),
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les choix de vie et les limites (Alignement),
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les habitudes émotionnelles et comportementales (Progression).
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Pour certaines anxiétés très ciblées, quelques séances d’hypnose peuvent suffire.
Pour une anxiété tenace et envahissante, un accompagnement plus global comme la Méthode C.A.P. est souvent plus adapté.
→ Découvrir la Méthode C.A.P.
Sixième raison : quand on reste “trop dans la tête”
Certaines personnes :
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ont lu beaucoup de livres,
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ont fait plusieurs thérapies,
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comprennent très bien “pourquoi” elles vont mal.
Et pourtant, peu de choses changent concrètement.
Parfois, plus on analyse, plus on renforce :
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les mêmes chemins neuronaux,
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les mêmes questions sans fin,
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les mêmes explications… qui n’amènent pas de mouvement.
L’hypnose peut alors être un outil intéressant, à condition de :
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ne pas la réduire à un moment de relaxation,
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accepter de vivre une expérience corporelle et émotionnelle,
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ne pas vouloir “contrôler” tout ce qui se passe.
Si, même en hypnose, on reste uniquement dans le commentaire mental et l’analyse, le changement reste limité.
Et si “l’hypnose n’a pas marché” pour vous ?
Peut-être que :
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vous avez déjà consulté un hypnotiseur ou un hypnothérapeute,
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vous avez été déçu·e du résultat,
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vous vous demandez s’il est utile de réessayer.
Quelques questions à vous poser :
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Est-ce que le praticien avait pris le temps de comprendre votre situation ?
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Est-ce que vous vous sentiez en confiance ?
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Est-ce que le travail était adapté à la complexité de votre vécu ?
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Est-ce qu’on vous a présenté l’hypnose comme une solution unique, ou comme un outil parmi d’autres dans un accompagnement ?
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Est-ce que vous aviez l’impression d’être acteur·rice du processus, ou simple “patient passif” ?
Ce n’est pas parce qu’une expérience n’a pas été concluante que :
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“l’hypnose ne marche pas sur vous”,
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ou que “vous n’êtes pas hypnotisable”.
C’est peut-être simplement pas le bon cadre, pas le bon moment, pas la bonne méthode, pas la bonne alliance.
Comment je positionne l’hypnose dans mon travail
En tant qu’hypnothérapeute à Nice, formé en psychologie, je vois l’hypnose comme :
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un outil puissant,
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mais jamais comme une solution magique unique.
Concrètement :
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Je prends le temps de comprendre votre situation et votre histoire.
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Je vous dis honnêtement si l’hypnose me semble adaptée, partiellement adaptée ou pas du tout.
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Je travaille toujours en complément du suivi médical, jamais à sa place.
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Pour les problématiques anxieuses profondes et durables, je privilégie un cadre plus structuré (comme la Méthode C.A.P.), plutôt que quelques séances isolées.
Mon engagement :
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ne pas vous vendre de miracle,
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ne pas vous faire perdre votre temps,
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vous dire quand il est préférable d’essayer autre chose ou autrement.
En résumé : pourquoi l’hypnose échoue parfois
L’hypnose peut échouer, ou donner des résultats limités, notamment lorsque :
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ce n’est pas le bon outil pour le problème,
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le cadre est trop court ou trop superficiel,
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la relation thérapeutique ne permet pas la confiance,
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les attentes sont magiques ou passives,
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la problématique demande plus qu’une simple série de séances d’hypnose,
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on reste uniquement dans l’analyse sans passer par l’expérience.
Cela ne veut pas dire que :
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“vous êtes un mauvais client”,
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“vous n’êtes pas hypnotisable”,
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“tout est foutu”.
Cela signifie qu’il est nécessaire de :
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réévaluer le cadre,
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revoir les objectifs,
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parfois changer d’outil ou de praticien,
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parfois, ce n’est pas l’hypnose qui “échoue”, c’est simplement que vous avez besoin d’un cadre plus structuré, comme la Méthode C.A.P. pour l’anxiété persistante.
Si vous avez déjà essayé l’hypnose sans être convaincu·e, mais que vous sentez qu’il y a encore quelque chose à explorer, nous pouvons en parler ensemble.
Je vous expliquerai :
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ce que l’hypnose peut raisonnablement vous apporter,
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où sont ses limites dans votre cas,
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et, si ce n’est pas l’outil adapté, je vous le dirai simplement.
Et si vous voulez mieux comprendre ma façon de travailler avec l’hypnose :
→ Hypnose à Nice : comprendre l’hypnose thérapeutique avant de consulter
→ Comment fonctionne l’hypnose thérapeutique ?
