L’hypnose pour l’arrêt du tabac, comment ça marche ?


Il n’y a pas de script ou de formule magique pour se débarrasser de cette addiction. Le travail qui se fait en séance doit nécessairement être personnalisé et adapté à la relation que la personne entretien avec la cigarette.


Si je débute mon introduction avec ça, c’est parce que nombreux sont les clients qui viennent me consulter pour arrêter de fumer. Une petite partie d’entre eux a une vision « music-hall » de l’hypnose et pensent qu’elle permet de faire des choses contre la volonté… Mais il n’en est rien ! Certes, grâce l’hypnose, il n’y a pas besoin de volonté pour arrêter de fumer mais la motivation de la personne venant consulter est indispensable !


Alors, l’hypnose à Nice pour en finir avec la cigarette que je vous propose, comment ça marche ?

Tour d’abord, je prends le temps de découvrir le rapport unique qu’entretien le fumeur avec le tabac, ceci dans le but de personnaliser l’hypnose. La première séance, qui dure 3 heures, me permet donc de savoir sur quels leviers je vais pouvoir appuyer lors de la transe hypnotique. Il s’agit d’adapter les séances il n’y a (dans 50% des cas une séance suffit et dans 25% des cas, ça ne fonctionne pas avec ma méthode) à la réalité et aux besoins subjectifs du futur ex-fumeur.


Lors de la séance je vous demanderai d'aller fumer 1 ou 2 cigarettes. Pensez à en prendre avec vous ! Et, avant de partir, nettoyez tous vos cendriers, débarassez-vous de ce qui avait un lien avec cette ancienne vie !


Lors de l’entretien, la psychoéducation prend également une part importante (« remédiation cognitive » ou encore « thérapie comportementale » comme l’appelle les thérapies cognitivo-comportementales). Je vous explique brièvement une partie de ce sur quoi nous allons travailler :


Arrêter de fumer est un « objectif négatif »

Nous le savons depuis fort longtemps, « l’inconscient ne connaît pas la négation ». Par exemple, si on dit à un enfant « ne tombe pas », il va devoir se créer une image de l’acte (visuellement ou de manière kinesthésique, la ressentir) avant de l’inhiber consciemment par la négation (via le cortex frontal). La représentation « tomber » sera alors activée dans le cerveau et prendra le pas (aura primauté) sur la consigne qui consiste justement à ne pas tomber !


Dans le cas de la cigarette ou de la vie de tous les jours, c’est pareil : Quand on dit je ne veux pas ça (ou plus ça), que ce soit un type de relation ou de comportement, l’inconscient (le cerveau !) devra l’activer avant de la supprimer… C’est con, non ? Pourquoi ne pas dire au cerveau ce que l’on souhaite plutôt que ce que l’on ne veut pas ?


Retrouver « Argent, liberté ou santé » est bien plus désirable ! Et, du coup, c’est bien plus motivant !

Entre les 2 séances je donne des exercices, à mes clients, pour qu’ils puissent réaliser leurs « propres objectifs positifs » qu’ils ont à arrêter le tabac. Ça leur permet également d’accroître la désirabilité et la motivation de cette décision !


L’habitude… Un point crucial !

C’est ici que réside un des points les plus importants de la thérapie contre le tabac : la gestion des habitudes. Si vous fumez 20 cigarettes par jour, vous mettez machinalement 200 fois la cigarette à la bouche pour fumer. Imaginez au bout de 2 ans, 5 ans, 10 ans ? Combien de fois avez-vous répété ce geste ? Mise à part les faits de respirer et cligner des paupières, il n’y a rien que vous ayez fait aussi souvent !


L’habitude est une réelle dépendance psychologique !


Et puis le geste de fumer a tellement été répété qu’il a été associé à tout un tas de choses… C’est ce que l’on nomme « conditionnement classique » ou « pavlovien » (la cigarette est ainsi associée au café, à l’alcool, à la fin des repas, aux soirées entre amis, à la pause au travail…) Du coup il arrive que le fumeur ne fume pas une clope pour accompagner un café mais boit un café pour accompagner sa cigarette ! Les fumeurs qui diminuent drastiquement leur consommation de café (et parfois d’alcool), après avoir arrêté la cigarette, sont nombreux !

Il est fréquent de faire l’amalgame entre besoin et habitude. Une distinction est simple : si vous porter des lunettes pour voir, vous avez besoin de lunettes. Si vous portez une cravate ou des talons et que vous sentez un léger malaise en les enlevant, ce n’est pas un besoin mais une habitude, un conditionnement, une dépendance psychologique. Et il en est de même pour la cigarette. Vous n’en avez pas besoin, c’est une habitude !


Des bénéfices secondaires à conserver

Faire une pause (au travail ou avec son conjoint), s’isoler, marquer des transitions entre 2 tâches, se récompenser, calmer des émotions… Si la personne qui arrête de fumer ne conserve pas les bénéfices secondaires que lui permettent le tabac, elle reprendra très vite ses mauvaises habitudes !


C’est ce que l’on peut rapprocher du « conditionnement opérant « (ou « skinnerien ») dont la psychologie cognitive fait état : « la personne apprend la relation, fait l’association (inconsciente encore !) entre un comportement et une conséquence ». Je m’explique !


Posez-vous les questions : Est-ce qu’un non-fumeur prend autant de pauses au travail qu’un fumeur ? La réponse est souvent non. Le non-fumeur ne s’autorise pas de pause car si on lui demande au travail « qu’est-ce que tu fais là ? », alors qu’il prend une pause, on lui dira aussitôt « mais tu ne fumes pas ! ». L’ex-fumeur doit conserver ses moments de pauses. Elles sont salutaires et c’est un des « avantages » (ou « renforcement positif ») que la cigarette permet : le fait de légitimer les pauses !


Travail, maison, enfants, travail, maison… Le cycle répété de la vie ne permet parfois pas de s’isoler, de créer une « bulle de calme » où l'on peut faire le point et se ressourcer. Au travail, il y a les collègues, à la maison, le conjoint et/ou les enfants ; sur la route ou ailleurs, nous sommes bombardés d’informations induits par les mouvements et les bruits de l’agitation humaine. S’octroyer un moment pour fumer est parfois, et inconsciemment, la seule solution que certaines personnes ont trouvé pour prendre de la distance avec le monde. On peut aimer à la folie son conjoint et ses enfants, adorer son travail… Mais prendre de la distance est salutaire : il s’agit de faire une pause avec le monde pour se retrouver soi… Et l’ex-fumeur devra continuer à satisfaire ce besoin de tranquillité, de solitude ou de ressourcement pour que l'arrêt perdure !


La liste des bénéfices secondaires de la cigarette est bien plus longue et je m’arrêterai ici aux 2 exemples précités.


Peu importe la séance d’hypnose, si le nouveau non-fumeur ne continue pas à satisfaire ses bénéfices secondaires, ses besoins de pauses ou de tranquillité que permettent cette habitude, il est fort probable que l’arrêt du tabac ne tiendra pas !


Pour en savoir plus sur l’arrêt du tabac, rendez-vous sur la page « hypnose Nice tabac »

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