top of page

L’hypnose pour l’arrêt du tabac, comment ça marche ?


Il n’y a pas de script ou de formule magique pour se débarrasser de cette addiction. Le travail qui se fait en séance doit nécessairement être personnalisé et adapté à la relation que la personne entretien avec la cigarette.


Si je débute mon introduction avec ça, c’est parce que nombreux sont les clients qui viennent me consulter pour arrêter de fumer. Une petite partie d’entre eux a une vision « music-hall » de l’hypnose et pensent qu’elle permet de faire des choses contre la volonté… Mais il n’en est rien ! Certes, grâce l’hypnose, il n’y a pas besoin de volonté pour arrêter de fumer mais la motivation de la personne venant consulter est indispensable !


Différents types de fumeurs

Tour d’abord, je prends le temps de découvrir le rapport unique qu’entretien le fumeur avec le tabac, ceci dans le but de personnaliser l’hypnose et découvrir quel type de fumeur vous êtes. Les catégories de fumeurs que je vais citer ci-dessous ne sont pas exhaustives et peuvent aussi se chevaucher. Mais, voici les causes principales :


- Pour certains, fumer "n'est qu'une" habitude, un automatisme de longue date (même si plusieurs paquets sont fumés quotidiennement!). Un fumeur qui fume 1 paquet passe en moyenne 120 minutes (soit 2 heures!) avec une cigarette à la main. Cette habitude, cet automatisme, se trouve alors en 3ème place des automatismes (après respirer et cligner des paupières !). Tout comme ne pas mettre la ceinture de sécurité quand on monte en voiture, un fumeur qui enchaîne les cigarettes ressent un mal-être quand il ne fume pas. L'hypnose est une des solutions les plus efficaces pour travailler sur ce type de comportements-habitudes : les automatismes. Et, dans ce type de cas, une seule séance suffit même très souvent.


-Pour d'autres fumeurs, il s'agit plus de gérer les émotions, d'occuper l'esprit. Dans ces cas là, le fumeur n'a pas toujours conscience à quel point la cigarette prend une place importante dans sa vie. En acheter, vider le cendrier, sortir pour fumer, y penser au travail, le soir, au restaurant, quand il passe un bon moment... Il faut dire que ça occupe ! Le fumeur peut alors avoir peur de s'ennuyer s'il ne fume pas... Il conviendra alors de trouver, en hypnose, des automatismes plus sain pour occuper l'esprit et le corps, ou effacer de l'esprit ces pensées qui tournent encore et encore dans la tête. 1 séance peut suffire alors mais un suivi ou du moins un renforcement sera souvent nécessaire.


- Une sous-catégorie de la catégorie précédente est celle-ci : Souvent liée aux contextes des premières cigarettes (une sorte de lien social à l'adolescence pour plus de 90% des fumeurs), les cigarettes sont parfois liées au besoin d'appartenance à un groupe, le fait de ne pas se sentir seul... Plus qu'une sensation de vide, la personne qui souhaite arrêter ressent un mal-être intense, poche d'angoisses quand il essaie arrêter. Ce sont ces émotions qui le freinent, plus que la cigarette elle-même. Le travail, à faire ici, devra alors aller au-delà des automatismes ou des habitudes. Il faudra parfois aller travailler sur l'identité et les angoisses associées avant de passer à un arrêt définitif de la cigarette.


Alors, l’hypnose à Nice pour en finir avec la cigarette que je vous propose, comment ça marche ?

La première séance anti-tabac, dure 1h30 environ. Je cherche alors à comprendre comment vous fonctionnez en tant que fumeur : quelles pensées et émotions sont liées à la cigarette : "qu'est-ce qui se passe quand vous ne fumez pas?" est une question essentielle pour comprendre les peurs qui se cachent derrière l'arrêt. Cette première consultation permettra également de savoir si un travail plus en profondeur doit être effectué avant d'entamer un travail sur le tabac.


Souvent, comme pour le protocole d'anti-tabac dont je parle un peu après, je vais demander à la personne venant consulter d'aller fumer, consciemment, une cigarette. Sans téléphone, sans distraction, se connecter à toutes les sensations et aux gestes liés à ce comportement. Prendre conscience de ce qui était pendant tant d'années inconscient permet de réaliser ce qui se passe, de sortir déjà un peu des automatismes avant de travailler dessus en hypnose.


Ensuite nous conviendrons ensemble de la marche à suivre. Nous définirons, plus ou moins, sur quels leviers nous allons pouvoir appuyer pour vous permettre d'arrêter. Si des angoisses particulières, celles que je cite dans la 3ème catégorie, semblent émerger, nous définirons alors le travail préalable à effectuer pour vous permettre d'arrêter définitivement.


- Si la première séance n'est pas suffisante, mais qu'il y a déjà eu des effets après celle-ci, il conviendra souvent d'explorer, tout simplement d'autres possibilités.

- Sinon il y a un protocole anti-tabac, complet mais qui coûte un peu plus cher et dont la séance dure environ 3h (parfois 4h). Cette consultation me permettra de savoir plus encore sur quels leviers je vais pouvoir appuyer lors de la transe hypnotique, ainsi que de modifier votre perception du tabac (et de la nicotine) avant de passer à l'hypnose. Il s’agit toujours d’adapter les séances à la réalité et aux besoins subjectifs du futur ex-fumeur.


Lors de cette séance je vous demanderai d'aller fumer 1 ou 2 cigarettes. Pensez à en prendre avec vous ! Et, avant de partir, nettoyez tous vos cendriers, débarrassez-vous de ce qui avait un lien avec cette ancienne vie !


Lors de l’entretien, la psychoéducation prend également une part importante (« remédiation cognitive » ou encore « thérapie comportementale » comme l’appelle les thérapies cognitivo-comportementales). Je vous explique brièvement, ci-dessous, une partie de ce sur quoi nous allons travailler si nous entamons ce protocole plus complet.


Arrêter de fumer est un « objectif négatif »

Nous le savons depuis fort longtemps, « l’inconscient ne connaît pas la négation ». Par exemple, si on dit à un enfant « ne tombe pas », il va devoir se créer une image de l’acte (visuellement ou de manière kinesthésique, la ressentir) avant de l’inhiber consciemment par la négation (via le cortex frontal). La représentation « tomber » sera alors activée dans le cerveau et prendra le pas (aura primauté) sur la consigne qui consiste justement à ne pas tomber !


Dans le cas de la cigarette ou de la vie de tous les jours, c’est pareil : Quand on dit je ne veux pas ça (ou plus ça), que ce soit un type de relation ou de comportement, l’inconscient (le cerveau !) devra l’activer avant de la supprimer… C’est con, non ? Pourquoi ne pas dire au cerveau ce que l’on souhaite plutôt que ce que l’on ne veut pas ?


Retrouver « Argent, liberté ou santé » est bien plus désirable ! Et, du coup, c’est bien plus motivant !

Entre les 2 séances je donne des exercices, à mes clients, pour qu’ils puissent réaliser leurs « propres objectifs positifs » qu’ils ont à arrêter le tabac. Ça leur permet également d’accroître la désirabilité et la motivation de cette décision !


L’habitude… Un point crucial !

C’est ici que réside un des points les plus importants de la thérapie contre le tabac : la gestion des habitudes. Si vous fumez 20 cigarettes par jour, vous mettez machinalement 200 fois la cigarette à la bouche pour fumer. Imaginez au bout de 2 ans, 5 ans, 10 ans ? Combien de fois avez-vous répété ce geste ? Mise à part les faits de respirer et cligner des paupières, il n’y a rien que vous ayez fait aussi souvent !


L’habitude a une réelle dépendance psychologique !


Et puis le geste de fumer a tellement été répété qu’il a été associé à tout un tas de choses… C’est ce que l’on nomme « conditionnement classique » ou « pavlovien » (la cigarette est ainsi associée au café, à l’alcool, à la fin des repas, aux soirées entre amis, à la pause au travail…) Du coup il arrive que le fumeur ne fume pas une clope pour accompagner un café mais boit un café pour accompagner sa cigarette ! Les fumeurs qui diminuent drastiquement leur consommation de café (et parfois d’alcool), après avoir arrêté la cigarette, sont nombreux !


Il est fréquent de faire l’amalgame entre besoin et habitude. Une distinction est simple : si vous porter des lunettes pour voir, vous avez besoin de lunettes. Si vous portez une cravate ou des talons et que vous sentez un léger malaise en les enlevant, ce n’est pas un besoin mais une habitude, un conditionnement, une dépendance psychologique. Et il en est de même pour la cigarette. Vous n’en avez pas besoin, c’est une habitude !


Des bénéfices secondaires à conserver

Faire une pause (au travail ou avec son conjoint), s’isoler, marquer des transitions entre 2 tâches, se récompenser, calmer des émotions… Si la personne qui arrête de fumer ne conserve pas les bénéfices secondaires que lui permettent le tabac, elle reprendra très vite ses mauvaises habitudes de fumeur.


C’est ce que l’on peut rapprocher du « conditionnement opérant « (ou « skinnerien ») dont la psychologie cognitive fait état : « la personne apprend la relation, fait l’association (inconsciente encore) entre un comportement et une conséquence ». Je m’explique !


Posez-vous les questions : Est-ce qu’un non-fumeur prend autant de pauses au travail qu’un fumeur ? La réponse est souvent non. Le non-fumeur ne s’autorise pas de pause car si on lui demande au travail « qu’est-ce que tu fais là ? », alors qu’il prend une pause, on lui dira aussitôt « mais tu ne fumes pas ! ». L’ex-fumeur doit conserver ses moments de pauses. Elles sont salutaires et c’est un des « avantages » (ou « renforcement positif ») que la cigarette permet : le fait de légitimer les pauses !


Travail, maison, enfants, travail, maison… Le cycle répété de la vie ne permet parfois pas de s’isoler, de créer une « bulle de calme » où l'on peut faire le point et se ressourcer. Au travail, il y a les collègues, à la maison, le conjoint et/ou les enfants ; sur la route ou ailleurs, nous sommes bombardés d’informations induits par les mouvements et les bruits de l’agitation humaine. S’octroyer un moment pour fumer est parfois, et inconsciemment, la seule solution que certaines personnes ont trouvé pour "prendre de la distance avec le monde". On peut aimer à la folie son conjoint et ses enfants, adorer son travail… Mais prendre de la distance est salutaire : il s’agit de faire une pause avec le monde pour se retrouver soi… Et l’ex-fumeur devra continuer à satisfaire ce besoin de tranquillité, de solitude ou de ressourcement pour que l'arrêt perdure !


La liste des bénéfices secondaires de la cigarette est bien plus longue et je m’arrêterai ici aux 2 exemples précités.


Peu importe la séance d’hypnose, si le nouveau non-fumeur ne continue pas à satisfaire ses bénéfices secondaires, ses besoins de pauses ou de tranquillité que permettent cette habitude, il est fort probable que l’arrêt du tabac ne tiendra pas !


Pour en savoir plus sur l’arrêt du tabac, rendez-vous sur la page « hypnose Nice tabac »

83 vues

Posts récents

Voir tout