Hypnose et méditation : Quels effets sur le cerveau ?

Plasticité cérébrale

Les états méditatifs et hypnotiques, à travers les modifications de nos états de conscience, produisent des effets biologiques concrets et mesurables.

L'IRM fonctionnelle a notamment permis d'observer les voies cérébrales distinctes de ces 2 types de pratique.

Elles peuvent aller jusqu'à modifier nos cellules et... même notre ADN !

Effets neurologiques de l'hypnose

Une étude publiée en 2016, par des chercheurs américains, démontrent, grâce à l'IRM fonctionnelle, 3 changements majeurs du cerveau :

  • Une diminution de l'activité dans le cortex cingulaire antérieur dorsal. Elle signe, selon Steven Laureys "le moment de la perte de contact avec l'extérieur, la création d'une bulle, et en même temps l'ouverture à la suggestion".

  • Une augmentation des connexions vers des structures qui jouent un rôle important dans le contrôle corporel ou dans les processus d'émotion, d'empathie et de temporalité. "Et en effet, on s'aperçoit que l'attention sous hypnose se porte fortement sur les sensations internes", commente Steven Laureys.

  • Une réduction de la connectivité entre le réseau du contrôle exécutif. C'est probablement là que repose la caractéristique la plus inhérente à l'hypnose, qui la différencie totalement d'autres états de conscience altérés comme la méditation : le détachement vis-à-vis de soi-même et de ses pensées et actions, la perte de l'esprit critique et même, dans certains cas, l'amnésie.

Pour en avoir plus, rendez-vous sur ces liens :

Neurosciences : L'hypnose modifie le cerveau.

Les dernières recherches en hypnose médicale (podcast France Inter)

DRAFTJS_BLOCK_KEY:dgig2Les états méditatifs et hypnotiques, à travers les modifications de nos états de conscience, produisent des effets biologiques concrets et mesurables. L'IRM fonctionnelle a notamment permis d'observer les voies cérébrales distinctes de ces 2 types de pratique. Elles peuvent aller jusqu'à modifier nos cellules et... même notre ADN !


Effets neurologiques de la pleine conscience

Une pratique régulière, tout comme pour l'hypnose, agit sur le cerveau, les cellules et même l'ADN. Il est bon et important de se recentrer sur le moment présent : Calmer son esprit, en le focalisant sur les perceptions sensorielles, permet de développer un prise de conscience sur nos émotions, nos pensées, nos perceptions, nos schémas inconscients et conditionnés jusqu’à nos besoins profonds. Cette observation de nos états internes permet de favoriser le détachement, le lâcher-prise, augmentant la sérénité et le bien-être.

Depuis une 20aine d'années les publications et recherches se multiplient. La science est désormais capable de tracer les contours précis des bienfaits de cette pratique :

La méditation réactive le système nerveux para-sympathique corrélé au repos et à la récupération d'énergie. On note une baisse significative des marques de stress et de l'inflammation. Et c'est donc bon pour le moral ! Grâce à l'activation du cortex cingulaire antérieur, le contrôle de l'attention est renforcé. La relaxation étant l'effet antagoniste de l'émotion, elle permet de prendre du recul face aux ressentis. Elle en favorise l'interprétation (métacognition sur les émotions).


Chaque émotion provient de besoins satisfaits ou insatisfaits : la méditation permet de se reconnecter à l'origine même des émotions : les besoins. Cette prise de conscience favorise une meilleure régulation des émotions. En plus de permettre de permettre de prendre du recul sur les émotions, la méditation donne la possibilité de prendre du recul sur les pensées : "une pensée sur ses propres pensées". C'est-à-dire qu'elle ouvre à la possibilité de développer sa métacognition. L'activation et le renforcement au fil du temps de l'insula et du cortex cingulaire postérieur en seraient le reflet neurophysiologique.

Méditation : elle agit sur le cerveau, les cellules et l'ADN .(cliquez sur le lien !)



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